Voyage 2019 - Sri Lanka

3 avril 2019 - Colombo (Sri Lanka)

Entre la Thaïlande et le Sri Lanka, on a navigué sur une mer d’huile, c’est-à-dire une mer hyper calme. Il n’y a aucun embrun et donc on voit facilement les dauphins et les poissons volants mais aussi et surtout les déchets plastiques qui flottent à la surface, et il y en a vraiment beaucoup, c’est terrible. On a décidé de ne pas aller visiter Colombo, la plus grande ville, mais Galle, une ville au sud du pays, parce que c’est une forteresse construite par les Portugais, 557e dans la liste des 1000 merveilles du monde. On a pris le bus et le cauchemar a commencé. A Phuket, ils roulaient déjà comme des tablards mais que dire du Sri Lanka : c’est des fous furieux, complètement cinglés sur la route. Ici, c’est pas la peine de penser à Via Sicura, tout le monde serait en prison, pas de priorité juste le plus gros qui force le passage tout en klaxonnant presque en continu et les autres qui essaient de rester en vie. On n’osait pas regarder la route, on fermait juste les yeux en priant le ciel. Pour une raison inconnue, on est arrivé à destination sans avoir écraser ni scooter ni tuk tuk (enfin, on est pas sûr). Le bus s’est arrêté pour nous faire voir des pêcheurs à l’ancienne, des types maigrichons postés sur les poteaux comme à Koh Lanta, un truc pour les touristes en fait. Ensuite, on est allé visiter un mini zoo de tortues marines avant d’aller manger dans un magnifique hôtel en bord de mer. Franchement, je viendrais pas au Sri Lanka pour des vacances balnéaires parce que, dès qu’on sort de l’hôtel, c’est le bronx avec des déchets partout.

Après, c’était le clou du spectacle, une visite de la ville fortifiée de Galle, mais on est d’abord passé par un musée historique. On est monté sur les remparts et on s’est promené un peu en ville, c’était sympa malgré un chaleur insupportable. Ensuite, on a repris le car mais malheureusement il y avait une petite brochette de râleurs, du grincheux pur sucre, et il suffit d’avoir trois à quatre ronchons dans le bus pour que ça râle sans arrêt. En fait, le grincheux-type est une femme, française, retraitée, aigrie, jamais contente quoi qu’il arrive et, pardonnez-moi l’expression, toujours la gueule ouverte. On avait vraiment envie de les insulter mais on s’en sort mieux que des potes canadiens qui nous ont expliqué qu’ils en étaient au stade où ils commençaient d’avoir des envies de meurtre, d’ailleurs ils voulaient même quitter le bateau à Singapour pour ne plus avoir à les supporter. Avant de rentrer au bateau, les ronchonneuses ont tanné le guide pour monter encore sur une tour ce que le guide a accepté pour avoir enfin la paix mais ensuite on était très en retard et le bateau a dû nous attendre avant de larguer les amarres. Les râleuses ont eu la bonne idée de la fermer parce qu’elles se sont rendus compte de la nervosité des autres passagers… et aussi de la mâchoire et des poings serrés avec les yeux injectés de sang des Canadiens. Au retour, on a traversé la ville de Colombo et on a pu voir que certains habitants en banlieue vivent dans une extrême pauvreté au milieu d’énormes quantités d’ordures de toutes sortes, ça fait froid dans le dos.