Voyage 2019 - Jordanie

20 avril 2019 - Aqaba (Jordanie)

Pour atteindre la Jordanie, c’était compliqué parce qu’on a dû faire des évacuations sanitaires d’urgence à Salalah, à l’ouest d’Oman mais aussi à Djedda, à côté de La Mecque en Arabie Saoudite. C’est devenu une habitude, dans chaque port il y a toujours plusieurs ambulances qui attendent que notre bateau accoste pour emmener les mal-foutus, et dès qu’il y a plusieurs jours en mer, il faut prévoir des évacuations d’urgence. Nos potes-passagers-retraités tombent maintenant comme des mouches. C’est pas étonnant, déjà en raison des différences de climat mais aussi parce qu’ils commencent à être tout nerveux à l’approche de l’Europe. Par exemple, à l’atelier bricolage deux mamies se sont crêpées le chignon pour un pinceau, dans le bus c’est deux papys qui se sont emballés pour une histoire de rideau (et le guide a dû intervenir avant qu’ils s’essaient de se donner des coups de canne), et on ne compte plus les noms d’oiseaux échangés entre les passagers. C’est pas bon pour le cœur tout ça, surtout que le foie en a déjà pris un sacré coup, et sans parler du cholestérol et autres lipides ingérés durant toute la croisière...

En Jordanie, il commence à faire un peu frisquet et on a ressorti les petites laines. Notre excursion du jour était destinée au site de Petra, 6e dans la liste des 1000 merveilles du monde. Le bus nous a d’abord emmené faire l’arrêt pipi obligatoire dans un magasin-bazar perdu au milieu de nulle part avec plein de bibelots tous plus kitch les uns que les autres, puis on est allé dans un superbe restaurant pour le repas de midi, c’était vraiment très bon. En face du restaurant, on est entré dans le site de Petra et on a dû marcher durant un peu plus d’un kilomètre (en descente) pour atteindre le clou du spectacle, le fameux trésor de Petra. On doit d’abord passer par une gorge très étroite, magnifique. C’est les Nabatéens qui se sont cassés la nénette à creuser tout ça. En fait, le trésor de Petra (la photo qu’on voit partout) n’est qu’une petite partie du site, il y a une ribambelle de tombeaux creusés en peu partout et aussi des grottes où ces braves Nabatéens habitaient. C’est fantastique et beaucoup plus grand que l’on imagine. Dans tout le site, il y a beaucoup de vendeurs de bibelots mais également des gars qui vous proposent de faire une partie de la montée du retour en chameau, ou en charrette tirée par un cheval ou à dos de mulet ou à cheval. On a préféré utiliser nos petites gambettes pour le retour. Comme prévu, avec la montée, pas mal de potes-passagers étaient bien en retard au bus, ils étaient complètement lessivés.

Au retour, on a pu constater que les Jordaniens font des efforts incroyables pour la propreté des sites touristiques parce que, quand on en est loin, c’est affreusement sale. En fait, ils n’utilisent manifestement pas de sacs poubelles et ils balancent simplement tous leurs déchets dans la nature. On est maintenant habitué à ça, la bonne combine c’est de prendre toujours les photos de loin. L’autre bonne combine, c’est d’éviter de se baigner dans la mer après un orage si on ne veut pas, comme disait Pierre Perret, avoir le petrus tout boutonneux. Mais pour le reste, la Jordanie est un beau pays (surtout quand ils auront nettoyé le bord des routes) et, contrairement aux pays avoisinants, les Jordaniens sont apparemment très tolérants notamment avec les autres religions, le guide nous a dit qu’il y avait beaucoup de très anciennes églises de toutes sortes à visiter. Mais ça, c’est pour plus tard, beaucoup plus tard…