20 mars 2019 - Slawi Bay (Indonésie) - Komodo
On a changé de continent et on l’a vu tout de suite quand on a rencontré les Komodains. Contrairement aux Australiens qui sont en général de solides gaillards plutôt palots, ici on a affaire à des petits asiatiques bronzés et maigrichons. Ils sont environ 3000 sur l’île et vivent dans des petites maisonnettes toutes serrées les unes contre les autres au bord de la mer. Pour eux, les touristes sont une aubaine et quand on est descendu du bateau, une bonne partie était là. On a eu droit à une excursion intitulée Randonnée à la recherche du légendaire dragon de Komodo. D’abord, y’en a qu’on pas encore compris le concept de randonnée parce qu’ils sont arrivés en tongs ou en petites sandalettes à paillettes. Il y avait plusieurs groupes d’une vingtaine de personnes avec trois accompagnants locaux pour chaque groupe, dont un guide qui donnait les explications en anglais, un jeune à l’avant et un vieux à l’arrière. Au début de la promenade, on nous a expliqué qu’il ne fallait pas s’approcher à moins de 3 mètres ni espérer faire un selfie avec une de ces bestioles. L’année dernière, il y a eu 14 personnes mordues dont 5 ont faisandé. C’est le truc des dragons, ils mordent un petit coup et comme ils n’ont pas une hygiène buccale au top, les plaies s’infectent et l’animal mordu faisande avant d’être mangé. Avec la chaleur, ça doit même faisander très vite parce qu’on a vraiment l’impression d’être dans un hammam, on dégouline de partout. On a marché 500 mètres pour en voir deux qui heureusement n’avaient pas l’air d’avoir la dalle. Franchement, ça doit pas être terrible comme animal de compagnie, trop gros et trop pas beaux. Ensuite, on est tombé sur un tas de terre qui était en fait un nid de dragon de Komodo. Là, il y en avait un autre qui cherchait quelque chose à grignoter. Ils n’ont pas un instinct maternel ou paternel hyper développé les dragons de Komodo parce qu’ils aiment bien manger leurs petits. Donc, dès qu’ils sortent de l’oeuf, les petits dragons grimpent rapidos dans les arbres s’ils ne veulent pas finir dans l’assiette de papa.
21/22 mars 2019 - Benoa Bali (Indonésie)
Sur le bateau, il y a trois moyens de communication, la boîte à l’entrée de la cabine pour les informations générales, les haut-parleurs extérieurs pour les informations du jour et les haut-parleurs intérieurs pour les urgences telles que des ordres d’évacuation. Et ce matin, juste avant d’arriver à Bali, tout le monde a été réveillé vers 5h du matin par une annonce avec les haut-parleurs intérieurs : Ils recherchaient une dame qui n’était plus dans sa cabine. Son mari était complètement paniqué et a eu très peur que sa douce ait voulu en finir une fois pour toute. Finalement, la dame a été retrouvée dans une autre cabine, en pleine forme… malgré une nuit agitée. Son mari devait être vachement content et rassuré… ou pas. Ici, c’est comme Top Models, les acteurs ne sont plus de première fraîcheur mais certains veulent quand même encore faire des prouesses de leur corps. On est donc tous arrivés à Bali avec des têtes de déterrés et ça râlait ferme dans les coursives. Notre excursion du jour nous a amené tout d’abord dans une maison balinaise typique, avec plusieurs bâtiments séparés dont un temple ouvert, un couvert avec une vieille télé, un petit grenier à riz, une cuisine et une chambre pour dormir. C’est assez spartiate mais ils vivent plutôt dehors parce qu’il faut chaud toute l’année.