Voyage 2019 - Nouvelle Zélande

4 mars 2019 - Tauranga (Nouvelle-Zélande)

A notre arrivée à Tauranga, on avait l’impression de nous retrouver chez nous, sans maisons abandonnées ni épaves de voiture, avec des routes et des panneaux indicateurs en bon état et finalement très propre en ordre. Nous avons réservé une grosse excursion de 9 heures avec en point d’orgue la visite du site géothermique de Wai-O-Tapu, 355e dans la liste des 1000 merveilles du monde. On n’a pas été déçu, un grand spectacle son et lumière, et odeur aussi. Pour le son, le grondement de l’eau bouillante au fond d’un cratère a été enregistré pour être incorporés dans des scènes du Mordor de la trilogie du Seigneur des anneaux, eh oui. Pour la lumière, en plus des jets de vapeur partout dans le site, les roches ont des couleurs incroyables, souvent du rouge (avec l’oxyde de fer) et du jaune (avec le soufre). Et l’eau peut devenir verte fluo et franchement acide. La guide nous a d’ailleurs informé que, récemment, un jeune touriste a eu l’idée lumineuse de faire un petit bain de minuit. C’était pas l’idée la plus géniale du gars mais sûrement sa dernière parce qu’il n’en restait plus grand-chose. Enfin, l’odeur c’est... particulier, tout le site fouette le soufre, et le soufre ça sent pas vraiment les fleurs des champs mais plutôt l’œuf pourri. C’était très spectaculaire.

Ensuite, on est allé à Rotorua, une ville située dans un vieux cratère et qui fume de partout, avec beaucoup de sources d’eau bouillante. Là, on a pris la télécabine jusqu’à un grand restaurant sur la montagne, c’est-à-dire au bord du vieux cratère, et on a tapé dans un buffet gigantesque. On a vite compris pourquoi le buffet était gargantuesque quand on a vu débouler des hordes de touristes asiatiques affamés. C’était très bon et on s’est promené un petit moment là-haut.

Au bas du télécabine, on a encore visité la maison du kiwi. Le kiwi n’est pas seulement un fruit mais aussi un oiseau en voie de disparition en Nouvelle Zélande. Il y avait aussi une espèce de petit zoo avec des animaux endémiques du pays. Quel beau pays cette Nouvelle Zélande.

5 mars 2019 - Auckland (Nouvelle-Zélande)

On adore la Nouvelle Zélande. Ce matin, on est arrivé à Auckland, la big city qui abrite le tiers des Néozélandais. C’est une ville magnifique. Dans le bus, tout le monde est d’accord avec ça, sauf évidemment les quelques ronchons habituels. On a visité un grand parc avec un jardin botanique et on s’est promené au bord du lac. On a aussi pu acheter plein de médocs parce qu’on est pas trop au sommet de notre forme, forcément avec tous les mal-foutus du bateau…

Dans le bus, la guide a parlé des méchants services secrets français avec l’affaire du Rainbow Warrior en 1985 (qui avaient sauf erreur coulé un bateau de Greenpeace). Du coup, ça a bien énervé tous les Gaulois du bus. Après, elle a parlé de l’America Cup où les Néozélandais sont si forts etc les meilleurs marins etc mais elle a oublié de dire qu’ils se sont fait défoncer par un team suisse. Quand on lui a fait remarquer, on s’est rendu compte qu’ils n’ont pas encore avalé la couleuvre (l’argent des Suisses qui ont acheté des traîtres néozélandais etc). Alors, ça a bien énervé tous les Suisses aussi et, comme il n’y avait pas de Belges ni de Québécois dans le bus, la guide ne s’est pas faite beaucoup de potes.

L’après-midi, on est allé se promener dans le port et dans le centre-ville. Le port est vraiment magnifique, les bistrots le long du port sont très sympas, les terrasses des bistrots le long du port sont joliment aménagées et la bière sur les terrasses des bistrots le long du port passe délicieusement bien. On est ensuite allé se balader dans le centre-ville ultra-moderne. Il y a de tout, des petits Chinois, des gros Maoris, des clodos devant des boutiques Dior et Prada, des écoliers en uniforme, des vieux comme sur le bateau, etc, mais il règne à Auckland une ambiance très paisible, avec très peu de klaxons et de sirènes, des gens cools, des belles maisons sans grillages, pas de déchets dans les rues, on a vraiment adoré.

En fin de journée, nous avons retrouvé le bateau et notre commandant. A propos de ce dernier, il a un gros pansement sur la tête. Ça s’est passé lors de notre escale à Rarotonga. Une dame complètement imbibée de rhum ne voulait pas sortir de la chaloupe (en raison de la grosse houle, c’était un peu sport pour passer de la chaloupe au ponton du bateau). Elle a commencé à faire le bal dans la chaloupe et le personnel de bord a appelé le commandant pour raisonner la dame. Quand le commandant est intervenu, ça s’est plutôt mal passé parce que la dame a voulu en coller une au commandant. On ne sait pas si c’est en évitant la gifle ou en la recevant que le commandant s’est fendu le crâne contre de la ferraille, aïe. Il a pas trop aimé... Du coup, le personnel de cabine est allé vider la chambre de la dame (ils ont tout entassé en vrac dans ses valises), la dame est restée dans la chaloupe, puis le service de sécurité et la dame sont retournés à terre. A la fin, la chaloupe est revenue avec le service de sécurité mais sans la dame et ses valises. Et une personne de moins sur le bateau, une.