Voyage 2019 - Australie

9 mars 2019 - Melbourne (Australie)

On a compris pourquoi on adore l’Australie et la Nouvelle-Zélande, c’est propre. Ici, il n’y a pas des déchets partout comme dans tous les autres pays visités. Le matin de notre arrivée à Melbourne, on est allé visiter la ville. Pour ça, on a pris le bus au port pour nous amener en plein centre. Ce matin, nous avons trois buts, trouver des médocs pour soigner notre cou en feu, trouver du wifi et visiter le stade de cricket. Après la pharmacie, on est allé dans un Starbucks pour le wifi… mauvaise idée. En fait, comme les cafés et fastfoods internationaux sont très connus, tous les touristes s’y précipitent pour trouver du wifi et, comme il y a beaucoup de monde connecté sur un seul malheureux petit wifi, ça ne fonctionne pas mieux que sur le bateau. Le truc c’est qu’il faut simplement trouver un petit bistrot, vérifier devant le bistrot s’il y a du wifi et, si c’est le cas, boire un petit coup et demander le code. Après la visite du centre-ville, on a pris le tram pour aller voir le stade de cricket, 731e dans la liste des 1000 merveilles du monde. Le stade de cricket de Melbourne est le stade de cricket le plus connu et, avec ses 100'000 spectateurs, il est évidemment un des plus grands stades du monde. Malheureusement, on n’a pas pu aller visiter l’intérieur parce qu’il fallait obligatoirement suivre une visite guidée et on n’avait pas le temps pour ça, avec 30 minutes à attendre la prochaine visite et 1 heure de visite ensuite. Tant pis, mais on en a profité pour passer devant la Rod Laver Arena, le court central de tennis de l’Open d’Australie. Ensuite, on est passé dans une fête foraine avant de retourner au bateau via le tram.

L’après-midi, c’était l’excursion organisée. On nous a promené en bus à travers la ville, 4 millions d’habitants. On s’est arrêté d’abord au musée de Melbourne, magnifique musée regroupant l’histoire de l’Australie, l’art aborigène, la faune, la flore, etc. Après, on est allé au mémorial de la guerre. Les Australiens ont été traumatisés par les guerres mondiales, et chaque ville a son mémorial posé à l’endroit le plus joli du coin. En rentrant au port, on est allé dans un petit bistrot avec du wifi et on a pris une bonne bibine sur la terrasse. We love Australia.

Le soir, on est reparti pour Brisbane. Pendant la journée de navigation, il y a eu une petite animation avec la venue d’un hélico pour une urgence sanitaire. C’était chouette pour nous (mais pas trop pour la personne qu’ils ont treuillée) parce qu’on commence à s’ennuyer grave sur le bateau. On passe beaucoup de temps à lire, enfermés dans notre cabine. Parce que les vieux, on ne les supporte plus. On nous a fait croire que la vieillesse correspondait à la sagesse, au calme et à la retenue… tout faux. Ici, les vieux s’agglutinent comme des sardines à l’entrée du restaurant à 18h00 pour être les premiers à table alors qu’on peut arriver entre 18h00 et 18h30. Ils se fichent complètement des autres, ils passent devant tout le monde, on n’en a même vu qui se sont mis à courir pour arriver avant les autres. Ils se ruent aussi comme des pitbulls enragés à l’ouverture des buffets, on se demande d’ailleurs où ils mettent tout ça quand on les voit manger et, en plus, ils boivent comme des trous. Enfin, leur santé ne s’arrange guère durant la croisière et on doit se farcir des éternuements open-space, des reniflées monstrueuses et des raclements de gorge ressemblant à des rugissements de lions à l’agonie. Et on ne parle pas des vieux qui se promènent en slip ou qui s’oublient ou qui s’endorment à table sur leur soupe ou qui sont complètement à l’ouest. Bon, bon, j’exagère un tantinet parce que la plupart sont sympas mais, au bout d’un moment, on ne voit plus que les casse-pieds. C’est encore loin Venise ?

12 mars 2019 - Brisbane (Australie)

On a accosté dans la zone marchandise du port de Brisbane. Pour cette raison, il était interdit d’aller se promener à pied et la seule option pour quitter le port était de prendre un taxi. Comme notre excursion avait lieu l’après-midi, on est resté à bord durant la matinée. C’était très reposant puisque la moitié des passagers avaient une excursion le matin et, en plus, une bonne partie ont pris un taxi pour aller quelque part. L’après-midi, on a pris le bus pour notre excursion et on a traversé le centre-ville de Brisbane avant d’aller visiter une sorte de zoo australien. Là, il faisait franchement chaud mais on a vu plein de perroquets de toutes les couleurs, des dingos, des diables de Tasmanie (ça ressemble à des petits renards noirs) et des koalas. Ils sont tout mignons ceux-là et on avait bien envie d’en prendre un avec nous, à un détail près : ils ont des énormes griffes pour s’accrocher aux arbres et il ne faudrait pas qu’ils aient l’idée de nous prendre pour un arbre. Après les tout mignons koalas, on est arrivé dans un parc avec des dizaines de kangourous, pas farouches pour un sou. On pouvait s’approcher tout près et même les caresser. Nous, on les a pas caressés, d’une part parce qu’on s’est dit qu’ils étaient peut-être un peu susceptibles et d’autre part parce qu’on ne voulait pas attraper une maladie originale. A la sortie, Dieu soit loué, on a pu enfin acheter à boire… et glou et glou. Au final, c’était vraiment très chouette.

Après le zoo, on nous a emmené sur la montagne en face de Brisbane, histoire d’avoir une belle vue sur la ville et sa plaine. On n’a pas fait long parce que les potes-passagers n’aspiraient qu’à une seule chose, boire (et pas seulement du rosé pour une fois). Et reglouglou…

15 mars 2019 - Yorkeys Knob (Australie)

On est arrivé dans une petite station balnéaire répondant au doux nom de Yonkeys Knob. Comme le port n’est pas bien grand, le bateau est resté au mouillage et on a dû se farcir les chaloupes. On s’est levé tôt pour notre excursion gratos de la matinée, une balade en télécabine au-dessus de la forêt tropicale. A l’instar des autres excursions gratuites, c’est un peu le bronx dans l’organisation et on doit attendre assez longtemps pour monter dans les chaloupes et dans les bus, histoire que tout le monde soit prêt. Depuis un moment, on s’est rendu compte qu’il ne faut surtout pas laisser la moindre liberté à nos potes-passagers sinon ça part en vrille. Vous leur demandez d’attendre le car pendant 2 minutes et vous en avez cinq aux toilettes, quelques-uns derrière des buissons pour faire des photos, d’autres derrière une maison pour avoir de l’ombre et certains sont déjà partis à la recherche d’un bistrot… pauvres guides. Le car nous a emmené au départ des télécabines et on est tous monté dedans pour les 7,5 kilomètres de balade au-dessus de la forêt. Très sympa. On a fait un arrêt à la station intermédiaire pour aller se promener sur un chemin bien aménagé, puis on a repris la télécabine pour la descente. Evidemment, on a dû patienter pas mal de temps à la fin de notre périple pour attendre les potes-passagers qui ne sont perdus à la station intermédiaire ou dans le magasin de souvenirs ou aux toilettes. Après, on a repris les chaloupes pour retourner sur le bateau.

Pour l’après-midi, on a encore attendu pas mal de temps, cette fois-ci en raison d’une évacuation sanitaire. Ça avait l’air d’être urgent pour la dame (on suppose que c’était une dame parce que la seule chose qui dépassait du brancard, c’était trois doigts de pied avec l’ongle peint en rouge). On a décidé d’aller sur la plage idyllique de Yonkeys Knob mais quand on est arrivé, la sauveteuse a demandé à tous les baigneurs de sortir illico de l’eau parce qu’un crocodile a été vu dans le coin. Moi qui croyais que les vieux n’étaient pas très véloces, j’avais tout faux. Ça court vachement vite un retraité quand ça veut. Il faut juste utiliser les bons mots… Après sa petite annonce, la sauveteuse a mis le drapeau rouge et des panneaux indiquant qu’il fallait mieux ne pas aller faire trempette si on voulait rester en un seul morceau. On a donc pas fait très long sur la playa d’autant plus que le soleil était au sommet de sa forme et qu’il n’y avait pas d’ombre. Du coup, on est allé boire une bibine au bistrot du port, très chouette, avec les mêmes Australiens que dans Crocodile Dundee. On a vraiment adoré l’Australie.