4/5 avril 2019 - Cochin (Inde)
Ce qui choque le plus en arrivant en Inde, c’est les déchets, il y en a partout et vraiment beaucoup. De temps en temps, on voit d’ailleurs des rats se promener et on comprend mieux pourquoi il y a des épidémies de choléra ou de peste après chaque inondation. On voit aussi beaucoup de pauvreté mais bizarrement les autorités du pays font tout pour décourager les touristes de venir dépenser leur argent en Inde. Il faut remplir une multitude de paperasse avec des informations vachement importantes comme mon niveau de formation, ma profession, le nom et l’adresse de mon employeur, le nom de mon papa, le nom de ma maman et même le nom de jeune fille de ma maman, mais qu’est-ce que ça peut bien leur faire ???

Notre excursion du jour nous a amené dans le vieux quartier de Cochin pour y voir les églises construites initialement par les Portugais. On est aussi allé visiter une vieille synagogue parce qu’à l’époque beaucoup de Juifs sont venus à Cochin. C’était pas mal mais on reste éberlué en voyant cette fourmilière, on vous accoste partout pour entrer dans une échoppe ou pour vous vendre des bibelots, ça klaxonne sans arrêt, les tuk tuk et les scooters vous frôlent, en bref on doit toujours être sur ses gardes. Après, on est monté sur un bateau pour une balade dans le port et on a pris un petit goûter dans les jardins de l’ancien gouverneur. Quand on est rentré au bercail, on était lessivé.

Le lendemain, on est juste allé se promener sur un petit marché dans le port. On reste faiblard dans le marchandage mais on est obligé de le faire parce qu’ils proposent au départ des prix qui sont vraiment exagérés, mais les gars ont toujours l’air super content quand on leur achète des trucs. D’ailleurs, on se réjouit déjà de voir la tête des gens quand on va leur offrir les trucs en question… mais franchement on a choisi les plus beaux… ou les moins moches. C’est quand qu’on rentre ?
6 avril 2019 - Mormugao (Inde)
Le port de Mormugao où nous avons accosté se trouve loin de tout. On avait réservé une excursion pour aller visiter le vieux Goa, très ancienne ville construite par les Portugais, les premiers colons ici. D’abord, on a traversé la ville de Vasco de Gama, eh oui, puis on a longé le bord du fleuve avec des anciennes demeures portugaises. On arrive toujours pas à s’habituer à tous les déchets qui s’entassent partout, autour des maisons et au bord des routes. Ils connaissent pas trop l’utilité des poubelles, ici t’ouvres un paquet de chips, tu manges et tu lances le sachet plastique dehors, c’est simple.

On est allé visiter un temple, pas très spectaculaire mais sympa quand même. Mais ensuite, le bus nous a amené à la basilique Bom Jesus dans le vieux Goa, c’est une magnifique très vieille église construite par nos potes portugais, 334e dans la liste des 1000 merveilles du monde, avec la cathédrale Se juste à côté. C’est vraiment très chouette, sans tas de déchets partout et dans un cadre propre, quel bonheur. Après, on est allé dans l’ancien quartier portugais de Goa, avec de belles anciennes maisons, bien conservées.

On s’est rendu compte d’un gros problème pour nos potes-passagers-retraités, ceux qui commencent à sentir un peu le sapin mais surtout l’urine. Il y en a de plus en plus qui ne sentent plus franchement la rose et on a compris que les réserves de couches culottes étaient finies. Faire des réserves de couches pour 4 mois c’est déjà assez volumineux pour des petits alors pour des personnes âgées... Et c’est pas facile de trouver à acheter ce genre d’article. Dur, dur, la vie sur le bateau.
7/8 avril 2019 - Bombay/Mumbai (Inde)
Bombay, c’est l’ancien nom de Mumbai. On est à Mumbai pendant 2 jours. Le premier jour, aucune excursion n’est à l’ordre du jour, on a donc décidé d’aller visiter seuls les grottes d’Elephanta sur l’île du même nom. On a donc pris un taxi juste qu’à la porte de l’Inde, splendide, 166e dans liste des 1000 merveilles du monde, et où il y a aussi le départ du ferry pour rejoindre l’île et ses grottes. Le bateau était bondé mais les gens sont en général gentils avec les touristes. Arrivés sur l’île, on s’est faufilé entre les chiens errants, les vendeurs de bibelots, les vaches, les autres touristes et les singes, puis on a gravi les 120 marches jusqu’à l’entrée des grottes. Le prix d’entrée est de 40 roupies pour les Indiens mais 600 roupies pour les étrangers. On a bien essayé de dire qu’on était un petit peu indien mais ça l’a pas fait et on a dû payer plein pot.

Les grottes d’Elephanta sont creusées dans la roche et très spectaculaires, avec une multitude de sculptures de Shiva, un dieu hindou. Les sculptures sont assez érotiques avec des scènes du kamasutra, des miss à la poitrine généreuse et des chambres avec un cylindre en forme de gros kiki au milieu… quel petit plaisantin ce Shiva. Après la visite, on est redescendu et on a repris le bateau en sens inverse. Sur le bateau, plusieurs Indiens ont demandé à ma chère et tendre de faire des photos avec elle. C’est un voyant deux fillettes avec les yeux figés qu’on a compris que les yeux bleus, c’est très rare en Inde. J’ai proposé à ma douce d’ouvrir grand les yeux quand elle marchande, histoire d’hypnotiser le vendeur mais elle était pas d’accord.

On est retourné au bateau à pied, on n’est pas trop à l’aise. A Mumbai, on est constamment sur le qui-vive, des mendiants vous accostent, les voitures klaxonnent sans arrêt, des vendeurs à la sauvette se mettent devant vous pour proposer toutes sortes de bibelots, etc etc. On est pas vraiment habitué à ça… et on n’a même pas trop envie de s’y habituer.

Le deuxième jour à Mumbai, c’était le jour de l’excursion. On a visité des églises mais aussi le temple de Krisna avec les types en orange qui se couchent par terre et tout et tout. Il y a énormément de misère à Mumbai avec 3 millions de sans-abris, des familles entières vivent dehors sur le trottoir, c’est vraiment affreux. En plus, les gens du bateau commencent à être plutôt énervés, hier deux papys se sont fâchés tout rouge pour une histoire de rideau dans le bus et aujourd’hui c’est une mamie qui s’est emballée parce qu’un papy ne l’a pas laissée passer (ou pas assez bien laissée passer). Après tout ça, on se réjouit maintenant d’arriver au bout de cette croisière.