6 février 2019 - Punta Arenas (Chili)
Grande nouveauté, on est sorti du bateau avec les chaloupes. Bon, les chaloupes, c’est pas des barques mais des espèces de bateaux complètement fermés où les gens s’entassent dedans.

Comme d’hab, on est monté dans un bus. Puis on a fait une petite balade dans la réserve naturelle Magallanes. En résumé, quand ils sont arrivés, les colons avaient besoin de bois pour construire leur maison et pour se chauffer. Pour ça, ils ont eu l’excellente idée de couper tout ce qu’il y avait comme arbres autour d’eux. Le résultat est que tous les sols se sont complètement érodés et… qu’il n’y avait plus d’arbres. Comme les sols étaient complètement érodés, toutes les pierres se sont amoncelées dans le lit des rivières et il n’y avait plus d’eau non plus…. Oups, la boulette. Donc, les forêts sont assez jeunes (80 ans environ) mais ça a bien repoussé. On est monté dans la forêt pour arriver au sommet de la montagne avec un vent à décorner les bœufs et franchement vivifiant. Ça nous a fait un bien fou de retrouver un brin de nature. D’ailleurs, nos amis de la table d’à côté le soir se sont un peu fichés de nous quand on leur a dit notre joie de voir des arbres.


Après la balade, on a repris le bus pour aller voir un endroit aménagé avec un point de vue. Y’en avait deux qui avaient des parapluies, ha ha ha des parapluies. Les parapluies, ils ont tenu 3 secondes avant de se retourner complètement, c’était la tempête. Très joli mais on n’a pas fait long, 2 photos avant de courir se réfugier dans le bus.

A la fin, on est revenu au port. On a quand même voulu visiter la ville mais on a d’abord changé des dollars en pesos chiliens. On n’a jamais été aussi riche, on se promène avec 42'000 balles dans le porte-monnaie. Bon, en même temps, 1 euro vaut à peu près 750 pesos. Ici, il y a des billets de 20'000 balles. Ça fait quand même bizarre quand on donne 1000 balles de pourboire… on a la main qui tremble et on a du mal à lâcher le billet. En ville, on a discuté un moment avec Charly et Denise, 69 ans de mariage ! Ils ont 4 enfants qui sont tous retraités, le plus jeune a 60 ans. On a dit qu’on allait se retrouver le soir à la disco…

9 février 2019 - Puerto Chacabuco (Chili)
On a passé les fjords chiliens. Sympa mais sous la pluie et dans le brouillard, du coup ça perd un peu de charme. Quand on est arrivé à Chacabuco, on s’est demandé ce qu’on faisait là, pas la peine de chercher sur une carte, Chacabuco c’est un petit port de pêcheur. Donc, on s’est refarci les chaloupes pour aller au port.
Les chaloupes, c’est pas idéal pour les handicapés car ils peuvent pas sortir du bateau. C’est trop compliqué de les débarquer. Il faut savoir que, sur le bateau, les handicapés sont plutôt bichonnés, avec des places réservées dans les restaurants et au théâtre. En plus, lors des excursions, ils ont les meilleures places à l’avant du car. Après discussion avec nos potes-retraités, on suspecte qu’il y a des passagers qui ont une fâcheuse tendance à se transformer en handicapé lors des excursions. En clair, ils marchent normalement sur le bateau mais, pour les excursions, ils prennent une canne et commencent à drôlement boîter à l’approche du car. Avec nos potes, on a décidé qu’il en faudrait un pour shooter dans leur canne, histoire de vérifier s’ils tiennent toujours debout, mais personne a le courage de se lancer…
Aujourd’hui, pour l’excursion, ils ont écrit trekking. On a donc pensé que ce serait un trekking… grave erreur. Ici, un trekking c’est une promenade de 10 minutes sur un sentier complètement lisse et plat. Certaines l’ont bien compris puisqu’elles font du trekking avec des souliers blancs compensés, un manteau de fourrure violet et un petit sac blanc avec brillants très chic. Pas vraiment la tenue du pèlerin sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle.
Au départ, on est allé voir une petite cascade. Ensuite, on est allé faire le fameux trekking au milieu d’une petite réserve naturelle, avec une rivière, des arbres, des collines et des rochers. Franchement, on avait l’impression d’être en Suisse.

Ensuite, la guide nous a emmené dans une petite ville répondant au doux nom de Coyhaique. Au Chili comme en Argentine, le principe est toujours le même dans chaque ville, il y a une place centrale qui s’appelle place d’armes (Plaza de Armas) avec une statue au milieu. On s’est donc promené sur la place centrale et dans les rues avoisinantes pour s’imprégner de l’ambiance. C’est évidemment toujours un peu sale et mal en point mais en général les gens sont cool.

Au retour, la guide nous a fait goûter le schnaps local, le pisco. C’est une espèce de marc, très bon. Le souci, c’est qu’elle avait qu’un seul verre. Comme ça tousse encore assez épais dans le car, certains étaient pas trop chauds pour téter après les copains tousseurs. On verra bien ce que ça donne. Elle a aussi voulu nous faire goûter le maté, c’est un thé local assez corsé et la tradition veut que tout le monde tire avec la même paille. On n’a pas essayé… pas assez d’alcool = trop de microbes.
Finalement, la journée n’aurait pas été top si on avait pas fini dans un hôtel à proximité du port pour une petite agape. Là, ils nous ont servi des petits fours et du pisco sour, c’est un mélange de pisco avec du jus de citron et du sucre. Le genre de sirop qu’il ne faut pas trop pomper si on veut pouvoir continuer à imprimer. Tous les gens étaient très sympas… surtout après le 3ème pisco sour. Avant de partir, on a quand même goûter le rouge chilien, très pas mal. Quel beau pays ce Chili.

Le soir, il y a généralement un spectacle au théâtre. C’est vraiment des super spectacles, pas vraiment du style spectacle de la gym des dames du village. On a eu pas mal d’Urkrainiens, ils sont fortiches pour mêler danse et gym acrobatique. En fait, tous les spectacles sont faits par des pros qui passent constamment d’un bateau à l’autre. L’autre jour, on a eu un spectacle de danse qui s’appelait Burlesque. Maintenant, on est plus trop sûr de la définition du mot burlesque parce que les danseuses étaient habillées pour attraper un rhume, ils auraient dû l’appeler Cabaresque ou Pince-Fesques… Hier soir, c’était un groupe folklorique chilien avec 6 musiciens, 6 danseurs et 6 danseuses, très chouette.
10 février 2019 - Puerto Montt (Chili)
On est encore passé dans quelques fjords avant d’arriver à Puerto Montt, mais on a trouvé la pluie, une belle grosse pluie. On a encore dû se taper les chaloupes. Ensuite, le bus nous a emmené sur un volcan, le volcan Osorno. C’est l’attraction principale de la région mais comme la grosse pluie avait tendance à se mettre à l’horizontale et comme on n’y voyait pas grand-chose, on n’a pas trop admiré le paysage et tout le monde s’est réfugié dans la petite cafétéria. C’est aussi une petite station de ski en hiver avec un vieux télésiège.


Après, on est allé voir des chutes assez impressionnantes, les chutes de Petrohué. Le temps était toujours pas terrible et on a eu la joie de marcher dans la boue.


On est allé ensuite dans un restaurant très chouette où on a retapé dans le pisco sour et le rouge chilien. On a mangé un pavé de saumon parce que les Chiliens produisent énormément de saumons d’élevage. Durant le repas, le temps s’est beaucoup amélioré. C’était bien pour faire quelques photos. Notre guide du jour était assez branchée mystique et nous a parlé des esprits du volcan et de ce genre de trucs… On sait pas trop ce qu’elle avait mis dans son maté mais ça devait être puissant.
Au retour, quand on a repris les chaloupes, c’était sport. Le vent s’était levé et les vagues aussi, ça tanguait vraiment fort. Au début, les gens trouvaient ça rigolo mais quand ils ont attaché la chaloupe au ponton du bateau, c’était moins drôle parce que la chaloupe cognait fort contre le ponton et certains commençaient à ne pas être bien du tout. On est quand même tous entrés sur le bateau et les gens ont repris des couleurs, ouf.